Formation de disciple: Témoignage (AM N° 143)

11 Nov 2014

Je m'appelle Hélène. Je n'ai pas grandi dans une famille chrétienne, mais depuis mon jeune âge, l'existence de Dieu est pour moi une évidence : en effet, Il a guéri ma grand-mère d'une maladie incurable dont elle était atteinte depuis dix-sept ans. Cependant, j'ignorais qu'Il voulait être proche de moi et que je pouvais le connaître. « Dieu, c'est pour les autres. Je n'ai pas besoin de lui ! »

Peu avant mes 17 ans, j'ai entendu mes grands-parents témoigner d'une autre guérison. J'ai été touchée et j'ai entendu l'appel de Dieu dans mon cœur. Malentendante de naissance, je voulais qu'Il me guérisse aussi, puisqu'Il était si puissant. J'ai pris la décision de chercher Dieu sérieusement.

Mais par où commencer ? Je ne savais pas quoi faire. J'étais perdue. Je lisais des témoignages sur internet, mais je ne comprenais pas comment ces gens s'étaient approchés de Dieu. En attendant, j'essayais de faire le bien par mes propres forces, pensant qu'ainsi, je serais agréable à Dieu. C'est alors que j'ai appris qu'une Église évangélique allait ouvrir dans ma ville. J'y suis allée dès l'ouverture. C'était vivant et plein de joie. Je m'y suis sentie bien. Je voyais le visage de Dieu au travers des relations d'amour qui se vivaient entre les uns et les autres. Chaque dimanche, je m'effondrais en larmes pendant la louange. J'ai arrêté de chercher car je savais que j'étais au bon endroit. J'ai commencé à lire le Nouveau Testament. Dieu nous a laissé le mode d'emploi de la vie : la Bible ! A travers elle, j'ai découvert qui était Jésus, ce qu'Il a fait, ce qu'Il a dit. J'avais soif, je passais des heures enfermée dans ma chambre à la lire. Dieu me parlait au travers de sa Parole, c'était merveilleux !

Un mois plus tard, l’Église m’a encouragée à aller rencontrer d’autres jeunes sur Nantes qui se retrouvaient pour un weekend Jcrois [1]. Le thème : Être un disciple hardcore. Là, un orateur (ndlr : Dany Hameau) nous a expliqué ce que signifiait être disciple de Jésus. Il ne nous a rien caché. Y compris à quel point le chemin du disciple était étroit. A la fin du week-end, il a lancé un appel pour ceux qui voulaient donner leur vie à Jésus. Mon cœur battait très fort. C'était pour moi. J'avais la conviction que Jésus était le chemin, la vérité, et la vie. Je ne pouvais pas l'ignorer, qu'importe le prix à payer. Tremblante, je me suis levée à l'appel. « Jésus, je te donne ma vie et je m'engage à te suivre sur le chemin étroit ». J'ai senti comme un fardeau tomber de mes épaules. Je savais que j'étais devenue une enfant de Dieu. Quelle joie !

Quand je suis rentrée, Dieu s'est révélé à moi. Il m'a montré l'état de mon cœur souillé par le péché et l'immense amour qu'il m'a manifesté en mourant pour moi à la croix. Pleurant toutes les larmes de mon corps, j'ai imploré son pardon. Puis, une paix et une joie immenses m'ont envahie et ne m'ont plus jamais quitté. C'était donc vrai : Jésus est vivant ! J'avais envie de le crier sur tous les toits ! Il a changé mon cœur rebelle et égoïste et m'a libérée de tout ce qui me rendait esclave.

J'ai commencé une formation de disciple avec Floriane. Elle m’a dit dès le départ que le but était qu'un jour je le fasse moi aussi avec quelqu'un d'autre. Je rigolais d'un air incrédule « Moi, former quelqu'un comme disciple ? Ça ne sera pas pour demain ! » Cette formation m'a fait grandir dans la foi et m'a donné une discipline avec le Seigneur. Quel privilège d'être suivie chaque semaine par une aînée dans la foi ! Trois mois plus tard, je me faisais baptiser dans un lac, en même temps que ma maman. Barbecue géant à la clé : le plus beau jour de ma vie !

Pendant la formation avec Floriane, nous priions pour une jeune fille de ma classe qui avait de gros soucis de santé. Régulièrement, je parlais d’elle aux réunions de prière du matin. Un an plus tard, elle franchissait la porte de l'église, témoignant de sa reconnaissance pour les prières de l’Église. Après une étude biblique personnalisée dans l’Évangile de Jean, elle a décidé de suivre Jésus comme disciple. Floriane m’a dit : « C’est ton tour ! » J'ai donc entamé la formation avec elle. Je me retrouvais à partager ce que j'avais reçu. Je passais de disciple à formateur. Pourtant, j'étais toujours disciple au sein de mon groupe de croissance ! Cela me formait moi-même. Cela m'a donné une responsabilité et m'a encouragée à marcher encore plus droit avec le Seigneur. Aujourd’hui, mon amie est dans une phase où elle s'éloigne de Dieu. Cela nous attriste. Pas toujours facile de former des disciples ! Cependant, je veux continuer de croire en cette parole que Dieu m'a donnée pour elle : « Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher à la main de mon Père » Jean 10 v 29. A vous qui lisez ces lignes, pourriez-vous prendre maintenant un temps pour prier pour elle ? Merci de tout cœur !

Petit retour en arrière… Lorsque j'étais à JCrois, j'ai choisi un atelier sur l'évangélisation de rue. Je ne connaissais pas encore Jésus mais je voulais déjà parler de lui ! Par la suite, j'ai découvert qu'il n'y avait pas de plus grande joie que de voir quelqu'un se tourner vers Christ. Je me sentais vivre quand Dieu me donnait des occasions de parler de l’Évangile. En même temps, j’avais du mal à croire mon pasteur qui me disait que j'étais une évangéliste. J’étais si timide et réservée ! Rien à voir avec l’évangéliste rouleau compresseur ! En juillet 2011, l’Église s’est mobilisée pour que je participe à un camp d'évangélisation sur les plages [2]. Là encore, j'étais étonnée d'entendre plusieurs personnes me dire que j'avais une âme d'évangéliste. Partager ma foi et parler de Jésus m’était tout naturel ! J’ai participé pour la première fois au Forum des Evangélistes cette année. Le rêve : une tribu qui parle la même langue que moi !

A l’Église, j’ai continué à me former. J’ai appris à jouer du piano et à présider le culte. Cela m'a donné petit à petit plus de confiance en moi et en Dieu. Il nous donne les moyens de faire ce qu'il nous demande de faire ! J’ai également suivi des cours d’herméneutique, d’apologétique et de survol de la Bible. Trop de la balle !

Quand quelqu’un rate un cours, je m’empresse de lui raconter ce que nous avons étudié. Même au téléphone. Aujourd’hui, je continue ma route. Mais plus toute seule ! J'ai rencontré un autre jeune passionné de Dieu. On partage le même feu pour Jésus et la même vision de donner nos vies pour sa gloire. Cela fait maintenant deux ans que nous nous fréquentons. Nous nous sommes mariés cet été après une préparation au mariage bien comme il faut. Moi qui croyais que j’avais tout compris de moi-même!

J'ai quitté ma ville pour rejoindre la sienne. Nous aspirons à refléter la gloire de Dieu et à faire connaître Jésus à un maximum de personnes. J'espère mettre mes dons au service de ma nouvelle Église locale et briller là où Dieu me placera. Ça ne sera pas facile de quitter tous mes repères, ma famille et mon Église que j'aime, mais je sais que je peux compter sur la communion de l’Esprit, la grâce de Jésus et l’amour de mon Père. C’est pour ça que j’aime tellement ce chant : « Père, être près de ton cœur, c'est ce que je désire, voir ta gloire et ta splendeur c'est ma raison de vivre. Où aller, Seigneur? Où fuirais-je loin de toi ? Père, montre ta demeure, je ne veux pas être ailleurs ».

Je m’appelle Hélène. Et je suis disciple de Jésus.

 

Retranscription d'Action Missionnaire N° 143 - oct/nov 2013 - France Mission

[1] Weekend de formation apologétique pour les jeunes (jcrois.com)
[2] Camp PlageStation organisé par Jeunesse pour Christ (plagestation.com)